02 Sep 2019

Demons & Wizards : Compte-rendu du spectacle de Montréal (2019)

Salle comble au Corona en ce dimanche de long week-end pour accueillir le supergroupe Demons & Wizards.

Pour ceux qui l’ignorent, Demons & Wizards est un projet formé de John Schaffer (Iced Earth) et Hansi Kursch (Blind Guardian). Le groupe a 2 albums à son actif; un album éponyme sorti en 2000 et Touched by the Crimson King en 2005. Un nouvel album est annoncé pour le début 2020.

Tyr a donné le coup d’envoi à cette soirée. Avec ses chansons aux airs folkloriques, les Scandinaves ont réchauffé la salle de belle façon. Pour ceux qui ne sont pas familiers avec Tyr, pensez à Amon Amarth avec une voix plus « clean ». Le public en redemandait à la fin d’une trop courte prestation.

Suivant sur la scène, nul autre que Lizzy Borden. Après plus de 30 ans de carrière, c’était la première visite du chanteur à Montréal. Avec son shock metal bien assumé, Lizzy Borden a semblé prendre plus d’un spectateur au dépourvu. En vérité, il n’est probablement pas connu d’une bonne partie de la foule. Avec des changements de masques et costumes à chaque pièce, un grand charisme et une performance vocale impeccable, Lizzy Borden a reçu une réaction de la foule qui est passée de tiède a chaleureuse plus la prestation s’avançait.

La pièce de résistance n’allait pas décevoir. Demons & Wizards n’avait jamais fait de tournée avant cette année. L’accueil délirant réservé au groupe semble avoir un peu déstabilisé les musiciens qui ont pris une dose massive d’amour de la foule. Des premières notes de Heaven Denies, et ce jusqu’à la fin du concert, l’intensité du groupe et la réaction de la foule créaient une belle et réelle synergie. Il n’y a aucun doute que la combinaison Schaffer-Kursch fait des étincelles. Flanqué de Jake Dreyer (guitare Iced Earth), Marcus Siepen de Blind Guardian qui a troqué sa guitare pour une basse et Frederick Ehmke (Blind Guardian) a la batterie, la combinaison s’est avérée extrêmement efficace. Le groupe a même sorti de son répertoire pour nous offrir deux chansons de Iced Earth (Burning Times et I Died for You) et deux chansons de Blind Guardian (Welcome to Dying et Valhalla) au plus grand plaisir de la foule. Le public a même entonné le refrain de Valhalla entre deux chansons, Hansi Kursch semblait particulièrement ému de ce geste spontané de la foule.

Bref une excellente soirée qui prouve qu’on peut divertir et rassembler avec une combinaison de groupes d’horizons musicaux différents. Nous n’avons pas eu à écouter un seul style toute la soirée. Comme le dit si bien le grand philosophe Phil Rind de Sacred Reich « Variety is the spice of life ».

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